Le risque : la fraude au faux RIB
Le schéma est simple et redoutable : un fraudeur se fait passer pour un fournisseur connu et annonce un « changement de coordonnées bancaires ». Le RIB fourni est celui de l'escroc. Le paiement, lui, est parfaitement volontaire — ce qui rend le détournement difficile à contester auprès de la banque.
Les signaux d'alerte sont pourtant identifiables : un IBAN jamais utilisé pour ce fournisseur, une fiche modifiée juste avant le paiement, un IBAN qui échoue au contrôle de cohérence. Encore faut-il que ces contrôles soient faits systématiquement, et pas à l'œil un jour de rush.
Le bon à payer SEPA, en une fois
Plutôt que de ressaisir chaque virement dans l'interface de la banque, on sélectionne les factures fournisseurs à régler et on génère un fichier de virement au format SEPA (pain.001.001.03). Ce fichier, importé une seule fois dans la banque, exécute tous les virements du lot.
Dafio assemble ce bon à payer à partir des factures non soldées et des fiches fournisseurs (IBAN mémorisé, réutilisé partout), calcule le restant dû, et prépare le fichier — après contrôle.
Les garde-fous « quatre yeux »
Avant toute génération, chaque ligne passe une batterie de contrôles. Certaines alertes sont bloquantes, d'autres exigent une relecture explicite.
- IBAN manquant ou invalide (contrôle mod-97) : bloquant — impossible de générer.
- Montant nul ou négatif : bloquant.
- Premier virement vers cet IBAN pour ce fournisseur : avertissement — confirmez le RIB par un canal séparé.
- Fiche fournisseur modifiée il y a moins de 7 jours : avertissement — c'est le schéma typique de l'usurpation.
- Au-delà d'un montant configuré : circuit de validation à seuil — un approbateur tranche.
