1. Partir du cash réellement disponible
Le premier chiffre est le solde bancaire consolidé, corrigé des opérations connues qui ne sont pas encore visibles ou pas encore rapprochées. C’est la base de départ, mais ce n’est pas une prévision : c’est une photographie.
Pour être utile, ce solde doit être rapproché des factures et paiements. Un virement reçu sans facture liée, une facture payée deux fois ou un chèque en attente peuvent fausser la lecture du dirigeant.
2. Ajouter les encaissements probables
Les factures clients doivent être classées par échéance, statut et risque. Une facture à 30 jours d’un client qui paie toujours en retard ne vaut pas la même chose qu’une facture réglée par prélèvement ou carte bancaire.
Le but n’est pas de produire une boule de cristal parfaite, mais une prévision utile : ce qui va probablement rentrer, ce qui est incertain, ce qui est déjà en retard et ce qui doit être relancé.
- Factures émises non payées.
- Retards par client et montant restant dû.
- Devis signés mais pas encore facturés.
- Règlements récurrents attendus.
3. Déduire les décaissements obligatoires
Les fournisseurs, loyers, salaires, charges sociales, TVA, impôts et abonnements doivent être projetés. Les petites entreprises sous-estiment souvent les échéances fiscales parce qu’elles ne les voient pas dans la banque avant le prélèvement.
DAFIO met ces échéances dans le même espace que les factures et la banque. Le dirigeant peut donc voir l’effet d’une décision avant de la prendre : investissement, embauche, acompte fournisseur ou rémunération personnelle.
4. Suivre le salaire soutenable du dirigeant
Pour beaucoup de dirigeants de TPE, la question la plus concrète est : combien puis-je me verser ce mois-ci sans fragiliser l’entreprise ? La réponse dépend du cash, des encaissements réalistes, des charges à venir et du niveau de sécurité souhaité.
Un indicateur de salaire soutenable transforme la trésorerie en décision quotidienne. Il évite de confondre mois rentable et mois encaissé.
