Que peut-on glisser, concrètement ?
Tout dépend de la nature du fichier. Un export de votre ancien outil (Excel ou CSV) porte votre historique structuré : clients, factures émises, factures fournisseurs, transactions bancaires, catalogue. C'est la porte « tableur », avec aperçu des colonnes et correction avant import.
Les pièces en vrac — factures fournisseurs reçues en PDF par e-mail, photos de tickets de caisse, reçus de frais — passent par la porte « PDF & photos ». Vous pouvez en déposer jusqu'à deux cents d'un coup ; chaque fichier est traité individuellement et affiche son état en temps réel.
Enfin, le fichier FEC (Fichier des Écritures Comptables) permet une reprise comptable normalisée depuis n'importe quel logiciel ou depuis votre expert-comptable.
Ce qui se passe pour chaque fichier
Pour un PDF, le système cherche d'abord un XML Factur-X embarqué. S'il existe, la facture est électronique au sens de la norme EN 16931 : ses données (fournisseur, montants, TVA) sont lues telles que l'émetteur les a déclarées. Import exact, aucune interprétation, aucune revue nécessaire.
S'il n'y a pas de XML — PDF simple, scan, photo — la lecture automatique prend le relais : elle extrait fournisseur, SIREN, numéro, date et montants, et crée un brouillon de facture entrante accompagné d'un score de confiance. Les montants sont traités en centimes entiers, sans arrondi flottant, et la cohérence HT + TVA = TTC est vérifiée.
Cette architecture à deux chemins reflète la réforme 2026-2027 : la facturation électronique rend la lecture automatique inutile pour les factures qui transitent par le réseau, mais elle reste indispensable pour la transition et pour ce qui ne sera jamais électronique, comme les tickets de frais.
Pré-rempli n'est pas validé : la revue humaine
Un brouillon issu de la lecture automatique n'entre jamais seul en comptabilité. Si la confiance moyenne dépasse le seuil et qu'aucun champ critique ne manque, il est pré-classé ; sinon, il rejoint la file de revue où vous corrigez et validez en quelques secondes, pièce sous les yeux.
C'est un choix délibéré : sur des données comptables, un système honnête pré-remplit et laisse la décision à l'humain. Le compte-rendu de fin d'import distingue clairement les Factur-X importées telles quelles, les brouillons pré-classés en confiance haute, ceux à vérifier et les fichiers non exploitables.
